Les propos « graves » de Jean Ping sur France 24 condamnés par l’opposition gabonaise

Jean Ping

L'opposition désavoue Jean Ping après ses propos.

Les propos de Jean Ping sur France 24 le 28 février dernier ont choqué plus d’un. Ses déclarations laissent clairement entrevoir son désir de destabiliser la sûreté de son pays. Il faisait allusion à un coup d’Etat contre le pouvoir en place, voire une guerre civile.

Le leader de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a déclaré sur le média français : « je suis en train de tracer la ligne à suivre et mes partisans sont là. Je les vois tous les jours. Il suffit de claquer des doigts pour qu’ils avancent dans une direction ou dans une autre. (…) Il n’y aura pas d’élections (en 2023). Nous accéderons au pouvoir avant, d’une manière ou d’une autre ».

Des propos qui auraient fait l’objet de poursuites judiciaires dans d’autres pays pour faits de terrorisme et de haute trahison. L’opposition gabonaise s’est désolidarisée de Jean Ping suite à cette intervention sur France 24. « Parler de coup d’Etat, de guerre civile, ce n’est pas la bonne façon de nous attirer les sympathies de la communauté internationale » a déclaré un haut-cadre de l’Union nationale. Avec de tels agissements, poursuit-il, « on apparait comme des extrémistes prêts à mettre le pays à feu et à sang pour prendre le pouvoir ».

Alexandre Barro Chambrier, lieutenant du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a déclaré que « de tels propos sont au mieux maladroits, au pire suicidaires ». Pour lui, il s’agit d’un « coup de poignard » dans le dos de l’opposition gabonaise. C’est « comme si Jean Ping pratiquait la politique de la terre brûlée et nous disait : après moi le déluge ».

Ce qui justifie encore une fois, l’affirmation du porte-parole de la Présidence de la République. Jessye Ella Ekogha disait récemment que Jean Ping était désormais « en perte de vitesse ». « Une perte de vitesse qui est accentuée par le fait qu’il y a de nouveaux acteurs qui veulent être au premier plan ». Jean Ping fait, sans succès, tout pour se faire une place sur la scène politique gabonaise qui l’abandonne par contre.

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